Légère en Août

LÉGÈRE EN AOÛT

DENISE BONAL _ LES ÉPHÉMÈRES DU GAI SAVOIR


 

AVRIL / THÉÂTRE AMATEUR 


Jeudi                         09               20H00

Vendredi                10                20H30

MAI / THÉÂTRE AMATEUR 


Jeudi                          14               20H00

Vendredi                 15               20H30

Samedi                    16               20H30

Dimanche              17               20H30


 

LÉGÈRE en AOÛT : superbe pièce de Denise Bonal, écrite avant la loi Veil .

Grâce à la légèreté poétique, voire l’humour d’une écriture  forte,  elle peut interroger et porter le spectateur vers le dilemme social et humain qui secoue toujours notre société : la gestation pour autrui .

Une maison d’attente,  dirigée de main de fer dans un gant de velours par Mademoiselle, où des jeunes filles et femmes sont prises en charge en attendant la  » livraison  »  de leur bébé, promis à la vente par un circuit bien réglé…

La réflexion, même de nos jours,  est forte quand l’enfant s’annonce   » difficile à accueillir « : Avorter ? Porter un enfant pour autrui ? Et quand l’argent s’en mêle, le débat s’emmêle !

Une directrice de maternité.
Cinq mères porteuses.
Quand l’argent s’en mêle, le débat s’emmêle.


texte de Denise Bonal
mise en scène Catherine Corjon
assistanat à la mise en scène Dominique Thibert-André
avec Karine Bérard, Marion Socha, Monique Roux, Gloria Miconi, Tiphaine Bissuel, Dominique Thibert-André
© photo : Jérôme Motte

 

Théâtre amateur

durée 1H15

Tout public.

 

Tarif plein : 12€*

Tarif réduit (étudiant**, demandeur d’emploi**, enfant) : 9€*

Réserver sur BilletRéduc

*Paiements par chèque ou espèces / ** Sous présentation de justificatif

 

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POINT de VUE de mise en jeu de Légère en Août

Écrite à une époque où la loi Veil, légalisant l’Interruption Volontaire de Grossesse, n’était pas encore votée, LÉGÈRE en AOÛT est une superbe pièce de Denise Bonal qui traite avec poésie et force d’un problème social et humain qui secoue toujours notre société : la gestation pour autrui.

Le cadre proposé est celui d’une maison d’attente, dirigée d’une main de fer dans un gant de velours par Mademoiselle, où des jeunes filles et femmes sont prises en charge en attendant la « livraison » de leur bébé, promis à la vente par un circuit bien réglé. 

Que faire quand l’enfant s’annonce « difficile à recevoir » ? Avorter ? Porter un enfant pour autrui ? Et quand l’argent s’en mêle, le débat s’emmêle ! L’envie de mettre en scène cette magnifique pièce m’est arrivée comme une feuille de platane en automne ! Tout l’été, elle a miroité entre ombre et lumière, lecture et réflexion sur ce que pouvait susciter, de nos jours, cette pièce écrite il y a plus de quarante ans. Puis, à l’automne, des comédiennes amateures confirmées, très vite passionnées, ont bien voulu la prendre à cœur et l’apprendre par cœur ! Elles ont insufflé son plus beau sens au mot amateur : qui aime et donne pour ce qu’il aime.

C’est ainsi que, depuis cinq ans, le projet Légère en août mûrit en profondeur, et est à l’origine du concept même de notre troupe Les Éphémères du Gai Savoir : certaines comédiennes ont dû quitter le projet -3 fois pour l’attente heureuse d’un enfant- d’autres l’ont rejoint en cours de route. À chaque répétition, nous sommes profondément interrogées par un mot, une idée, un prolongement historique dans notre quotidien !

Il m’a semblé important de mettre en évidence l’universalité et l’actualité du propos, en épurant le décor et les costumes. Les débats plus ou moins doux qui suivent les représentations illustrent la puissance du sujet, éminemment féministe : hommes comme femmes sont toujours aussi profondément interrogés par la représentation sociale du corps des femmes, par le choix personnel que devrait être la maternité, par la responsabilité des hommes lorsque l’enfant naît, et bien sûr par la commercialisation des nourrissons issus de ces drames.

Les spectateurs sont interrogés et portés par la force, voire l’humour, d’une écriture ciselée. Ils vivent ce huis clos, à la fois cruel et poétique, selon les points de vue et la vie des personnages.

Catherine Corjon – Cie Théâtr’HALLE /le Geste a la parole auprès du Théâtre du Gai Savoir

Ce sont les réactions toujours enthousiastes des spectatrices et spectateurs, même très jeunes qui nous poussent à avoir l’énergie nécessaire pour que ce texte arrive aux oreilles et aux yeux du plus grand nombre. Notre but est de proposer ce spectacle, qui se veut aussi projet artistique que sujet à discussion, à des classes de secondaire, particulièrement après le témoignage d’une spectatrice de 25 ans qui nous a confié qu’elle aurait vraiment aimé voir ce type de spectacle lors de son adolescence.

Fortes de toutes ces énergies positives et renouvelées, nous allons faire le maximum pour jouer aussi souvent que possible ce très beau texte que la fille de Denise Bonal nous a autorisées à jouer.

Nous remercions le  Théâtre du Gai Savoir  d’avoir permis l’éclosion des Éphémères du Gai Savoir