Huit Femmes

Huit Femmes

8 Femmes A4

 

 

une pièce de Robert Thomas

Mise en jeu : Catherine CORJON

Assistance : Dominique THIBERT-ANDRÉ

grâce à la complicité de :

Madame Chanel : Dominique Thibert André

Mamy : Daniel Munier

Louise : Véronique Cusin

Suzon : Marion Socha

Gaby : Marie-Pierre Joachy

Augustine: Catherine Corjon

Catherine : Coralie Carle

Pierrette : Françoise Grangier

 

SYNOPSIS :

Dans les années 50, une propriété isolée par la neige. On prépare Noël, le maître de maison dort encore, et ses femmes, Épouse, Belle-mère, Belle-sœur, Sœur, Filles, Employées de maison s’activent, attendant plus ou moins impatiemment son réveil.

On se frictionne déjà sur fond de maison sereine quand LE meurtre est découvert … le HUIS clos de ces HUIT femmes commence : les vérités éclatent, la peur s’installe, véritable chronique d’un gâchis annoncé, la corrida cocasse et grinçante devient terrifiante

Elles sont huit qui pourraient avoir tué ! Et l’assassin rôde toujours …

Une graine dans un terreau de secrets et de haine : les faux semblants explosent, les tensions montent, les mensonges se tissent !

POINT DE VUE de mise en jeu de HUIT FEMMES :

Je suis très sensible à la notion de ‘responsabilité’ que chacun porte dans tout événement, et HUIT FEMMES, sous ses abords de comédie policière, est une porte ouverte à de vrais débats à ce sujet. »

Cette pièce très connue de Robert Thomas, créée en 1961, a suscité mon intérêt de longue date pour son double niveau de lecture ainsi que pour la palette riche de caractères de femmes, engluées dans leurs contradictions, prisonnières malgré elles et grâce à toutes.

Bien sûr l’écriture dramatique, « QUI a tué et POURQUOI ? », à la façon des enquêtes policières, soutient l’attention du spectateur, mais les années passant, étant souvent connue dès le départ grâce aux diverses adaptations offertes au public, l’intrigue ne suffit plus forcément pour conserver sa force à cette belle pièce.

Le ‘ code Cluedo ‘ que nous avons retenu pour les costumes, est un clin d’œil à cette interrogation évidente devant toute scène de crime,

Mon intention de mise en jeu est donc clairement de minimiser la « comédie » policière, pour accéder à la « Comédie » humaine, la tragédie des maux humains, quand les mots tuent aussi sûrement que les armes !

Et j’avoue porter mon dévolu sur les pièces qui posent une question forte à leur terme :

et souvent, plutôt que QUI EST LE COUPABLE ?

La question est bien davantage : QUI EST RESPONSABLE ?

Catherine Corjon (de la Cie Le Geste a la Parole associée au Théâtre du Gai Savoir)